Pour Toi ‘Le Nouveau Venu’: Histoire Simple et Ordinaire du Dhamma

En vérité le Dhamma est très proche de nous. Il est si proche que nous pouvons dire que c’est nous-même. Le but du Dhamma est simple – Comment se libérer de la souffrance (dukkha).
Quand nous étudions le Dhamma, nous devons regarder directement où la souffrance se trouve, comment elle apparaît et comment y mettre fin.
title-french
Réussir l’étude du Dhamma signifie pratiquer jusqu’à atteindre la fin de la souffrance et non pas acquérir quantité de connaissances ou être capable d’expliquer le Dhamma de façon magnifique!
En fait la souffrance dont nous faisons l’expérience réside au sein de notre corps et de notre esprit. Le champ d’étude du Dhamma est à l’intérieur de nous-même. Au lieu de regarder vers le monde extérieur pour étudier, nous pouvons regarder à l’intérieur de nous-mêmes.
2-2-1
La méthode est simple: il suffit d’observer de près notre corps et notre esprit. Nous pouvons commencer par la simple observation de notre corps physique.
La première étape est de se détendre. Il n’est pas nécessaire de se mettre sous pression ou de penser à la pratique du Dhamma. Nous observons seulement notre propre corps. A quel point nous pouvons l’observer n’est pas important, il nous faut juste l’observer autant que nous le pouvons.
3-2
Une fois à l’aise, nous pouvons prendre conscience de l’ensemble du corps. Nous le regardons comme nous regarderions un robot… marchant, bougeant, mâchant, avalant de la nourriture (en ajoutant quelque chose de matériel au corps), et excrétant les déchets.
4-6-3
Si nous pouvons en qualité d’observateurs neutre observer ce corps-robot que nous appelons ‘moi’ effectuer ces tâches, nous finirons par constater qu’il n’est pas vraiment le nôtre et qu’il se déplace de son propre gré. Il est uniquement un objet qui ne s’arrête jamais et ne reste jamais en place. Même les composants de ce robot changent en permanence. En effet des substances y entrent et d’autres sortent.
4-4-4
Les exemples les plus fréquents sont l’air avec l’action d’inspirer et expirer, les aliments avec l’action de consommer nourriture et boissons et excréter les déchets. Ainsi, le corps est juste un groupe d’éléments (la terre, le vent, le feu et l’eau) qui n’est pas permanent. En observant simplement ce corps, notre attachement à la fausse perception que ce corps est nôtre finira par s’estomper. Nous verrons ensuite qu’il y a une autre nature (que nous appelons l’esprit) qui connait ce corps et qui réside en son sein.
4-5-2
Une fois que nous pouvons voir que ce corps est juste un groupe d’éléments en constante évolution et qui ne nous appartient pas, pourquoi n’essayons nous pas d’observer ce qui est caché à l’intérieur de notre corps physique. De cette façon, nous pouvons apprendre à nous connaître de façon plus détaillée.
Cette chose qui se cache en notre sein peut facilement être vue. Ce sont les sentiments de bonheur, de tristesse et de neutralité. Par exemple, lorsque nous observons ce corps-robot en mouvement, nous percevons bientôt douleurs, inconfort, soif, faim, et quelques autres désagréments qui apparaissent de temps en temps. Cependant, une fois les sentiments de tristesse disparus, nous allons à nouveau nous sentir heureux pendant un certain temps (le bonheur refaisant surface). Par exemple, lorsque nous avons soif et sommes malheureux, nous buvons de l’eau et l’inconfort causé par la soif disparait.
2-6
Ou si nous sommes assis pendant une longue période et sommes inconfortables, nous nous sentons mal à l’aise. Une fois que nous ajustons la position du corps, la gêne disparaît et l’inconfort disparaît avec lui (le bonheur refaisant surface).
Parfois, lorsque nous sommes malades, nous prenons conscience d’une souffrance physique continue pendant une période de temps plus longue. Par exemple, lorsque nous avons un mal de dents pendant plusieurs jours, si nous observons cette douleur de près, nous découvrirons que le malaise provient de quelque part entre la dent et la gencive.
3-4-5-15
Cependant, ces objets (dents et gencives) ne produisent pas eux-mêmes cette douleur. Le corps est comme un robot qui ne ressent ni douleur ni souffrance, et pourtant le malaise réside à l’intérieur de ce corps.
Nous verrons que ces sentiments de bonheur, malheur et neutralité ne font pas partie du corps, mais de quelque chose qui peut être ressenti et observé au sein du corps, tout comme le corps lui-même.
8-2-2
A partir de ce moment là, nous pouvons nous étudier plus en détail. Nous pouvons clairement observer que lorsque la souffrance physique apparait, c’est notre esprit qui réagit de façon négative. Par exemple, quand nous avons faim, nous nous fâchons plus facilement, quand nous sommes fatigués, nous nous mettons en colère plus facilement, quand nous avons de la fièvre nous sommes agités plus facilement, ou quand nos désirs ne sont pas satisfaits, nous devenons plus facilement irascibles. Nous prenons conscience de la colère qui surgit lorsque que nous faisons face à la souffrance physique.
9-2
D’un autre coté, lorsque nous admirons de belles vues, écoutons des sons agréables, sentons d’agréables parfums, dégustons de délicieuses saveurs, apprécions un toucher doux ou une température confortable – ni trop chaud et ni trop froid – ou avons d’agréables pensées, nous prendrons plaisir et satisfaction à ces images, ces sons, ces parfums, ces goûts, ce toucher et ces pensées.
Une fois que nous sommes capables de prendre conscience des sensations agréables et désagréables qui se présentent à nous, nous pouvons de même prendre conscience d’autres sentiments comme le doute, la vengeance, la dépression, la jalousie, le mépris, la gaieté ainsi que le calme d’esprit.
10-2
Quand nous étudions ces sentiments plus profondément, nous allons commencer à réaliser que ces sentiments eux-même ne sont pas stables. Par exemple, lorsque nous sommes en colère et prenons conscience de cette colère, nous pouvons détecter le changement constant d’intensité de cette colère. Finalement, elle va s’estomper et disparaître.
Que le sentiment de colère en lui même disparaisse ou non, ce qui est important c’est que la colère soit considérée comme un objet à observer, ne nous appartenant pas. Il n’y a pas de ‘nous’ dans la colère. Nous pouvons observer d’autres sentiments avec cette même compréhension.
11-2
A ce stade, nous pouvons voir que notre corps est comme un robot. Les sentiments de bonheur et de malheur, ainsi que tous les autres, sont de simples objets à observer. Ils ne nous appartiennent pas. Plus nous comprenons le processus de notre esprit, plus il nous devient évident que la souffrance n’apparait que lorsqu’il y a une cause.
12-2
Nous constatons qu’il y a une impulsion naturelle, ou une force a l’intérieur de notre esprit. Par exemple, quand nous voyons une belle femme, notre esprit va commencer à développer un goût pour elle. Cela crée une force qui nous attire irrésistiblement vers cette femme. Notre esprit va à son tour se concentrer sur cette femme, ne voyant plus qu’elle, au point que nous nous oublierons nous-mêmes.
(En ce qui concerne le sujet du vagabondage de l’esprit, une personne qui a seulement étudié au travers des manuels peut se sentir perplexe. Toutefois, si une personne pratique vraiment, elle verra à quel point l’esprit peut errer, comme décrit mot à mot par le Bouddha lui-même.)
13-1
Ou lorsque nous avons des doutes sur la façon de pratiquer le Dhamma, nous verrons que nous avons un besoin irrésistible de trouver une réponse. Notre esprit va alors errer dans un monde de pensées. C’est ainsi que nous nous oublions nous-mêmes. Le corps – robot est toujours là, mais nous l’oublions, comme si il avait disparu de ce monde. Il pourrait y avoir d’autres émotions en son sein. Cependant, nous pourrions ne pas en avoir conscience, parce que notre esprit est occupé à chercher des réponses à nos doutes.
Plus nous nous observerons, plus nous comprendrons comment se produit la souffrance, comment s’en libérer, et comment nous nous sentirons sans elle. Notre esprit va se corriger lui-même sans avoir à penser à la méditation, à la sagesse, ou au chemin qui mène à la fin de la souffrance.
14-2
Même si nous sommes peu versé dans le vocabulaire Dhamma ou Pali, notre esprit peut se libérer de la souffrance. Et, même si nous rencontrons encore la souffrance, elle sera moins intense et durera moins longtemps.
Teachings by Venerable Pramote Pamojjo
(Translation by) http://www.dhamma.com/fr/

This was just some part of “The Part to Enlightenment I”
http://www.dhamma.com/wp-content/uploads/2013/05/The-Path-to-Enlightenment-I.pdf

And Recommended Book (for further study).
– To See the Truth
http://www.dhamma.com/wp-content/uploads/2013/05/To-See-the-Truth.pdf

Tous les enseignements par Luangpor Pramote sont en Thaï, publiés et distribués comme dons gratuits du Dhamma, dans le but de préserver les enseignements du Bouddha pour les générations à venir. Ces livres sont traduits en Anglais et Français par des personnes différentes avec la permission de Luangpor Pramote. Cependant, comme il n’est pas possible à Luangpor de les vérifier, merci de garder à l’esprit que malgré nos efforts il peut y avoir des erreurs dans les textes et les interprétations par les traducteurs.

How do you feel after reading this ?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s